KILL THE BEAT – LACRAPS

 

Deuxième article suite à notre participation au festival KILL THE BEAT, on voulait commencer par lui dire merci d’avoir pris le temps de répondre à nos questions quelques fois loufoques malgré l’heure !

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore (si c’est le cas tu as des pépites à rattraper ) Lacraps est né à Roubaix mais a majoritairement vécu à Montpellier. Véritable porteur des valeurs du hip hop il fut influencé par beaucoup d’artistes puisque Lacraps est un auditeur éclectique. On souhaite tout même mentionné Salif dans ses influences puisqu’il le cite régulièrement dans ses textes. Pourtant celui que certains nomment « le meilleur MC sur un 90 bpm » est rentré dans le rap tardivement. Il enregistre son premier morceau à 23 ans en 2008. En 10 ans il a su rattraper son retard au vu du nombre de projets qu’il a sorti. Lacraps c’est du rap brut, sans artifice, un flow carré, des textes hyper denses et des rimes riches. Rien qu’en l’écoutant on se rend bien compte que notre enfoiré préféré se casse sérieusement la tête et analyse tout. Un véritable lyriciste. Un véritable amour des mots.

 

Lacraps commence en 2014 avec street album appelé “ machine à écrire “. Sur cet album, on retrouve pas mal de feats notamment avec Melan et Eli MC.

 

S’en suit en 2015 une première poignée de punchline, mais c’est celle de 2016 qui lui permet d’être connu du plus grand nombre :

Une véritable petite bombe qui a suivi son album « 42 grammes » sorti quelques mois auparavant. Le nom “42 Grammes” a pour origine le poids théorique d’une âme, 21 grammes, multipliés par deux puisque c’est Mani Deïz qui l’a entièrement produit.

Mais le mot  « productivité » doit être inscrit dans l’ADN de Lacraps puisqu’un autre projet sort en 2016 : un double album « Les preuves du temps »

La forme évolue mais le fond et les textes imagés et précis, qui ont fait sa notoriété, sont toujours bel et bien là : un rap agressif et sans concession mais plus personnel et chargé d’émotions.

En 2017, il offre à son public un bootleg qui marque une première fois sa volonté de mélanger boombap et trap. Dans cet album, on retrouve des feats dont un avec Saknes, appartenant à La Jonction (Ils ont aussi leur article !). On aura apparemment le droit à plusieurs volumes de Bootleg puisqu’ils condensent un peu tous les sons qui trainent dans les machines. Il faudra suivre Lacraps pour en être informés puisque ce seront des projets qui sortiront en sous-sol.

 

Le 6ème projet de Lacraps sort le 23 Mars 2018 et marque cette volonté de moderniser le Boombap en liant ancienne école et nouveaux codes. Ce projet a été réalisé en collaboration exclusive avec le beatmaker Nizi. Concernant cet album, un de ses fans a commenté :  La palette technique est aussi peaufinée que la collection de casquettes. On est totalement d’accord ! Plus de musicalité, de convivialité, une utilisation de l’autotune correctement jaugée. Il nous délivre un projet épuré, plein d’énergie avec un flow toujours aussi incisif. On retrouve son univers marqué d’introspections, égotrip, dénonciations sociales et revendications politiques. Un univers sombre et désabusé mais jamais larmoyant ! Le rappeur, du label La Classic distribué par Urban Pias, reste toujours lui-même polyvalent, spontané et plein d’humilité.

 

On lui a donc posé quelques questions chinées à nos auditeurs :

 

Y a-t-il une différence entre le sud et le nord dans le rap ?

« J’ai plus vécu le rap dans le sud, mais il n’y a pas de réelle différence, c’est juste les latitudes qui changent. Je pense que le rap est le même un peu partout après ça dépend de ce que tu écoutes, y a toutes sortes de rap maintenant , avant il y en avait deux ou trois maintenant il y en a autant qu’il y a de personnalités, ça me plait , autant un Orelsan qu’un Koba laD rien ne ; me dérange dans tout ça »

Ta première claque musicale ?

« Je crois Michael Jackson, comme tout le monde ce n’est pas très original, Michael ouais c’est un truc de fou. Dans le rap français c’est Salif et avant c’est Tupac. C’est assez cliché. »

Ton processus de création ça se passe comment ?

« Je choisis l’instru ensuite je passe des heures et des heures à écrire, quelquefois ça va vite en deux heures et d’autres je prends plus de la journée. Après ça m’arrive d’écrire devant la télé sans instru et d’autres fois où j’ai absolument besoin de l’instru. Je n’ai pas de réelle méthode, juste j’écris et j’essaye de l’adapter à l’instru »

Ton guilty pleasure ?

« Je ne sais pas y a plein de merde que j’écoute qui sont très actuelles et qui ne sont pas forcément … Mon public il saignerait du nez s’il savait que j’écoute JUL, moi j’écoute tout dans la vie, y en a plein que j’écoute qui sont « mainstream » mais je ne me sens pas coupable , la musique c’est de la musique »

Il y a quoi sur ta liste au père Noel ?

« L’amour et la paix dans le monde . Nan je n’ai rien demandé au père Noel , je m’achèterai surement un truc Lacoste comme d’hab pour pas changer. »

Si tu avais un seul et unique message à faire passer par tes textes ça serait lequel ?

« C’est compliqué … ça serait l’union je pense, l’amour c’est un grand mot je ne suis même pas sûr de savoir ce que ça veut dire vraiment, mais l’union ouais, qu’on soit ensemble, pas divisé comme ça l’est actuellement. »

Un rappeur/euse à nous conseiller ?

« J’ai les deux ! Ali Polva qui m’accompagne sur scène depuis maintenant bientôt 2 ans. Il sort le projet L’Apprenti le 25 janvier. Et Starline, qui est incroyablement forte, qui prépare un projet également. »

 

Un son funky et léger mais boombap ?

 

Une punchline qui te représenterait ?

« Le galérien est de retour, préviens les détracteurs car je n’ai rien et je veux tout »

 

Raconte-nous un peu ton histoire avec Nizi

« Il fait parti des kids of crackling, j’ai beaucoup taffé avec Mani et du coup la connexion s’est fait naturellement. J’ai vraiment kiffé sur sa polyvalence : il peut faire tout, de la zumba à la trap sombre au boombap. Le mec, c’est un genre de génie et là sur le prochain projet il a fait des sons très différents de ce que j’ai fait avant mais les instrus sont balèzes. »

On fait aussi un petit big up à Bilel pour son interprétation de California love. Encore un grand merci à l’équipe du Flow et à Lacraps qu’on espère voir bientôt par chez nous.

 

 

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