Direct
20%

À la une

Justice : Faux militaire américain, escroque plus de 20 millions FCFA sous couvert de promesse de mariage

Justice Terrorisme Criet

Un ressortissant béninois, accusé de s’être fait passer pour un militaire de l’armée américaine afin d’escroquer plusieurs personnes sous couvert de promesses de mariage et de visas. C’était l’un des dossiers devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) hier.

Compte rendu : Francesca Assogba

Le mise en cause a comparu devant La Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme ce jeudi 29 janvier 2026 pour une affaire d’escroquerie en ligne aux ramifications multiples.  Ce ressortissant béninois est poursuivi pour s’être fait passer pour un gradé de l’armée américaine afin d’abuser financièrement de plusieurs victimes. À la barre, il a rejeté en bloc les accusations portées contre lui.

Les faits remontent à octobre 2023. Alors qu’il se trouvait en détention, le prévenu entre en contact, via les réseaux sociaux, avec une femme à qui il se présente comme un sergent de l’armée américaine. Se prévalant de ce faux statut, il lui promet mariage et facilitation de visas. Après sa sortie de prison, l’union est célébrée. Avant le mariage, il aurait déjà soutiré plus de 3 millions de FCFA à la victime, prétendument pour les préparatifs.

Résidant au Koweït, la jeune femme est ensuite invitée à rejoindre le Bénin. Le prévenu se rend ensuite au Togo, où il persuade son beau-père de lui obtenir des visas pour le Canada. Pour ces démarches fictives, il encaisse plus de 6 millions de FCFA. Face aux relances répétées de la famille, restées sans suite, il prend la fuite et retourne au Bénin.

À Cotonou, l’homme aurait poursuivi ses activités frauduleuses selon le même mode opératoire. Il entre en relation avec une autre femme à qui il soutire plus de 4 millions de FCFA.

Interpellé par les forces de l’ordre, le prévenu a été retrouvé en possession de cinq passeports de différentes nationalités, de clés USB, de plus d’une dizaine de cartes SIM, d’un smartphone et d’une tenue militaire.

Dans ses réquisitions, le ministère public a qualifié les faits d’usurpation d’identité fictive et de promesses de services inexistants. Le substitut du procureur a requis une peine de 10 ans d’emprisonnement ferme, le paiement de plusieurs sommes en réparation des préjudices — notamment plus d’une vingtaine de millions de francs cfa.

Le verdict est attendu pour le 26 mars 2026.

À l'antenne
Autres
07:30 à 07:45

Météo

Chargement de la météo...

Partager

Partagez votre avis

Votre commentaire sera publié après validation.